Tout le monde ment. Vicodine, morphine, épinéphrine, héroïne, cocaïne, nicotine. Analgésiques pour une douleur sans nom. L'arbre aux ramifications veineuses est encré dans ma main et il en sort une musique qui met mes sens en transe. Laissez-moi respirer et apprenez moi à ne plus avoir confiance en personne. Je veux juste regarder l'arbre imploser et danser avec les petites boîtes orange. Une sorte de turgescence qui m'enlèverait mon nom. Je ne suis personne et tout le monde ment. Paranoïa, schizophrénie, syndrome de Korsakoff, hypochondriaque hypocrite. Je suis toi et vous êtes à moi car je ne suis rien. J'ai espéré mourir, j'aurais voulu. Etat de transe, douceur dans mon sang et battements de c½ur. La musique se joue sur mes nerfs tendus. J'explose et implose. Je suis de feu et d'entrailles glacées, je suis naïve et possédée. Malade ou enterrée, à se faire bouffer par les papillons et vos doigts terreux imbriqués dans ma tête. Lobotomie et bourrage de crâne. Les murs rouges deviennent noirs de votre sang de violon. Tourne en boucle joli instrument, tourne la page et vole mon âme qui n'existe pas. Oh oui, volez en moi mes beaux instruments, perforez mon c½ur et faites battre ma peau. Un arbre a besoin d'être arrosé et ses ramifications se sentent bien dans cette montée d'adrénaline. Quels sublimes mots que ceux qui aiment la morphine et la cocaïne. -ine, -ïne! Un lobe bourré de couleurs enfantines qui pleure une étrange couleur. Je ne suis pas heureuse mais je lui dis que je ne veux pas être malheureuse. Je pleure l'essence du bus blanc et je dois en descendre pour continuer à souffrir comme demain. Tout le monde ment et apprenez-moi à en faire autant. Dites moi comment on redevient un arbre solitaire que l'on abreuve à la vodka-citron et qu'on laisse crever seul au milieu de sa folie. Dites moi comment retirer cette tumeur que l'on appelle "sentiment". Il y en a des millions, passez moi la lame de 3o et peignez le en arc-en-ciel avant de commencer l'interprétation.
Ecriture automatique I, 1.6.9.